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Essais sur les principes des finances (French Edition)

Essais sur les principes des finances (French Edition)

ISBN: 9781535298834
Publisher: CreateSpace Independent Publishing Platform
Publication Date: 2016-07-15
Number of pages: 76
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Extrait :

Je prends donc pour base de mon plan, l’autorité nécessaire au maintien de l’ordre public, remise à un seul, comme la meilleure forme de gouvenement possible  ; & en suivant cette hypothèse, je passe à l’examen des conditions auxquelles le chef & ceux qui l’établissoient ont dû s’obliger réciproquement.
J’observe d’abord que ces conditions devoient tendre à confondre tous intérêts dans un seul  ; par la raison qu’elles étoient nécessairernent toutes puisées dans les principes du gouvernement paternel, le seul que connoissoient des hommes isolés jusqu’alors, & qui ait pû conséquemment servir de modèle & de règle aux institutions des premières sociétés. Le chef a donc promis de maintenir en tout point l’ordre constitutif qui assuroit à chaque membre sa propre conservation avec la jouissance libre & tranquille de ses propriétés, soit contre les insractions du dedans, soit contre les invasions du dehors  ; les membres, de leur côté, ont promis d’obéir au chef, & d’unir leurs forces aux siennes, toutes les fois qu’il le jugeroit nécessaire pour assurer la tranquillité publique. Ainsi l’autorité du chef & la sureté des membres, ne pouvant exister que par le maintien de l’ordre, le concours de toutes les volontés devoit évidemment se diriger sans cesse vers ce but commun.
Jusqu’ici nous avons considéré le gouvernement des sociétés sous la forme la plus simple, en faisant, de l’ignorance & des seuls besoins des premiers individus qui les ont formées, la mesure de leurs institutions. Si nous observons maintenant combien les idées primitives du juste & de l’injuste, telles que l’homme isolé avoit pû les concevoir, ont dû se composer à mesure qu’il a pénétré dans la science du bien & du mal  ; ce que la découverte & la jouissance de nouveaux biens ont excité de desirs & allumé de passions  ; combien l’industrie, l’activité, l’avance & l’astuce ont dû mettre insensiblement d’inégalités dans les propriétés particulieres  ; l’indépendance & l’ambission des riches, suite nécessaire de la considération, du crédit & de la prépondérance qui tiennent naturellement aux grandes possessions  ; leurs entreprises sur les droits & les propriétés des pauvres  ; la résistance de ceux-ci  ; le choc continuel de l’intérêt particulier avec l’intérêt général, sur des points que la simplicité de l’ordre constitutif n’avoit pas prévus  ; nous sentirons que chaque société menacée d’une dissolution prochaine par le progrès intérieur des dissensions & de l’anarchie, ne pouvoit recouvrer sa premiere consistance, qu’autant que des institutions nouvelles remédieroient à tous les maux dont l’état social avoit développé le germe.
Si nous considérons ensuite combien la diversité des positions, la nature du sol, le climat & ses influences tant au moral qu’au physique, avoient dû mettre peu à peu de différences entre les sociétés mêmes  ; la supériorité de richesses & de population, que la culture d’un terrein plus fertile, aidée par une induslrie plus active, avoit donnée progressivement aux unes, sur celles qui ne jouissoient de ces avantages, qu’à des degrés inférieurs  ; l’esprit de domination, les vues d’agrandissement & de conquêtes que le sentiment de ses forces inspire toujours au plus puissant  ; nous reconnoîtrons qu’indépendamment des nouvelles institutions propres à raffermir leur consistance particulière, les sociétés avoient encore besoin d’une réunion des foibles entre elles, qui pût servir de barriere aux entreprises du plus fort, en servant de contre-poids à sa puissance.
Du concours de toutes ces causes  ; nous conclurons donc, 1o. qu’après certaines révolutions de tems, il s’est nécessairement formé des sociétés nouvelles, plus nombreuses & plus étendues que les premières. 2o. Qu’encore que l’origine des différens gouvernemens se rapporte naturellement à l’institution des premieres sociétés, il est probable néanmoins que les individus qui les composerent n’ayant pu se former l’idée d’un ordre public...

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